Vous connaissez l’« Éducation aux Médias et à l’Information » (l’EMI) dispensée dans les collèges et lycées ? Les journalistes de La voix du nord connaissent, ils expliquent chaque année à des dizaines d’élèves comment distinguer une information d’une fausse information, un reportage d’une communication, un travail journalistique d’un discours d’influence.
Nouvelles locales
A partir de septembre prochain, les universités de la région délivreront un module obligatoire sur la « Transition écologique pour un développement soutenable ». Un enseignant chargé de prêcher la bonne parole nous raconte comment le cours a été financé et écrit dans une concorde entre industriels, hiérarchie universitaire, enseignants-chercheurs et collectivité publique.
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L’Offensive, OnEstLaTech et leurs vitrines « antifas » se sont associés aux Soulèvements de la Terre et à Extinction-Rébellion pour éructer une diatribe d’une rare violence, non pas contre des fachos ou des criminels de l’environnement, mais contre le groupe Anti-Tech Résistance et nos amis de Pièces et main d’œuvre. « Nous lançons donc l’alerte : le refoulé fasciste de l’écologie prend forme, alors aucune pitié ». Ce qui, à l’heure des tabassages à mort, ne veut pas rien dire.
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Les économistes et les associations pour la Transition prétendent que l’« écologie » réclame des milliards d’euros d’« argent public », 66 milliards à offrir à des criminels comme ArcelorMitta. Pour résorber la dette publique, renflouer nos livrets A, stopper les ravages et rendre justice, ne versons plus un rond aux industriels de la Transition !
Nouvelles globales
Une dizaine de projets dans la région, des collectifs partout, un projet de loi visant à « garantir le développement de systèmes d’intelligence artificielle éthique » : entre le refus catégorique des centres de données et la promotion d’une autre industrie numérique, les revendications et stratégies se précisent. L’occasion de dérouler la fabuleuse histoire de la cybernétique soviétique.
Il y a un malentendu fondamental autour du mot « écologie » et ce livre entend le lever. Il montre que deux courants politiques différents portent ce nom, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, de mesures, de bureaucratie et de calcul ; et une écologie technocritique, issue de la contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960-1970.
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Une semaine après avoir annoncé 45 milliards d’euros pour trois data centers en Hauts-de-France, Emmanuel Macron est pressenti pour inaugurer son deuxième « Sommet de l’IA » le 12 juin à Lille, à Euratechnologies. Le choix d’« Euratek » n’est pas anodin : à la fois « éco-quartier » et « plus gros incubateur de start up d’Europe », il est l’emblème d’une utopie technologique née d’un consensus politique bien antérieur à sa startup nation.
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Emmanuel Macron était à Dunkerque, ce 10 février 2026, pour lancer le chantier de la décarbonation d’ArcelorMittal et de la gigafactory Prologium. Le messie a apporté la bonne nouvelle. A peine 10 jours après le dépôt d’une plainte historique contre le chimiste Arkema pour ses rejets des PFAS, ceux qui justement composent les batteries dunkerquoises.
Histoire & Culture
Saviez-vous qu’Abd el-Kader, l’émir jihadiste, résistant à la conquête de l’Algérie par la France, avait également été le zélé promoteur et bénéficiaire personnel du canal de Suez ? « Pour contrer l’Occident colonisateur, les musulmans devaient, selon lui, privilégier la science et l’avancée technologique à plusieurs échelons . » Sans parler de Saïd Pacha et d’Ismaïl Pacha, seigneurs du Nil, Abd el-Kader ne fut d’ailleurs pas le seul potentat arabe à soutenir cette méga-percée industrielle.
Le chapitre 20 de la série Bleue comme une orange suit les ingénieurs saint-simoniens partis en 1833 en « Orient » (Turquie, Égypte, Algérie) pour édifier le « Système de la Méditerranée », avec le soutien, sinon à la demande des potentats locaux, Mahmoud II, Mehmet Ali, Abd el-Kader. Le prestigieux résistant visitant les expositions universelles à Paris et prêchant pour le canal de Suez.
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A compter des années 1830, les réseaux ferrés lancent véritablement l’industrialisation de la France, que les « locomotives de l’histoire » emportent sur « les rails du progrès ». Aux manettes, les polytechniciens, dont l’ardeur est fouettée par les prêcheurs saint-simoniens. C’est avec et sous Louis-Napoléon Bonaparte que le gouvernement technocratique s’impose concrètement et sans retour en France. C’est le progrès. Mécanique. Triomphal.
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1831 et 1834, ces deux insurrections signent l’acte de naissance du mouvement ouvrier en tant qu’il est conscient de ses intérêts propres, et qu’ils s’opposent à ceux des « fabricants », leurs employeurs, bientôt nommés « le Capital ». Voici le troisième et dernier volet lyonnais de notre histoire de l’industrialisme Bleue comme une orange.











